
Le saola, un mammifère parmi les plus rares au monde
Pseudoryx nghetinhensis, surnommé la « licorne asiatique », est l’un des mammifères les plus rares au monde. L’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) le classe parmi les espèces en danger critique d’extinction.
Bien qu’il vive dans les régions montagneuses reculées de la cordillère annamitique, à la frontière entre le Vietnam et le Laos, il n’échappe pas aux conséquences des activités humaines.
Une découverte récente et une pression croissante
Le World Wide Fund for Nature (WWF) a découvert le saola en 1992. Depuis cette date, la pression exercée par l’Homme n’a cessé d’augmenter, mettant en péril la survie de cette espèce encore très mal connue.
Pour en savoir plus sur l’espèce :
https://www.worldwildlife.org/species/saola
Vidéo explicative :
https://www.youtube.com/watch?v=6p3osiQyYHk&t=1s
Depuis sa découverte en 1992 par le World Wide Fund for Nature (WWF), la pression exercée par l’Homme n’a cessé d’augmenter, mettant en danger la survie de cette espèce menacée.
Bien que vivant dans des régions montagneuses reculées de la cordillère annamitique, à la frontière entre le Vietnam et le Laos, il n’échappe pas aux conséquences des activités humaines. Depuis sa découverte en 1992, la pression exercée par l’Homme n’a cessé d’augmenter, mettant en danger la survie de cette espèce discrète et encore mal connue.
Les braconniers ne ciblent généralement pas le saola en priorité. Toutefois, ils installent des pièges destinés à capturer d’autres animaux sauvages ; ces dispositifs constituent donc une menace indirecte mais massive.
Chaque année, des milliers de collets métalliques sont posés dans les forêts des Annamites. Ainsi, lorsque le saola traverse son habitat naturel, il peut facilement se retrouver piégé. En conséquence, ces blessures entraînent souvent la mort.
Par ailleurs, le piégeage ne touche pas uniquement le saola, mais l’ensemble de la faune locale. Néanmoins, en raison de sa population extrêmement réduite, l’impact s’avère particulièrement dramatique pour lui. Finalement, les scientifiques considèrent cette chasse indirecte comme la principale cause de son déclin
Outre le braconnage, la destruction de l’habitat aggrave encore la situation. En effet, l’expansion agricole et l’exploitation forestière progressent rapidement. De plus, la construction de routes fragmente les forêts, ce qui isole davantage les populations.
Lorsque les habitats se morcellent, les individus se retrouvent séparés. Par conséquent, les échanges génétiques diminuent, et la reproduction devient plus difficile. À long terme, cette fragmentation réduit considérablement les chances de survie de l’espèce.
Ainsi, même en l’absence de chasse directe, la transformation continue de l’environnement compromet durablement l’avenir du saola.
En parallèle, la croissance de la population humaine dans les zones rurales du Vietnam et du Laos accroît la demande en terres agricoles et en ressources naturelles. De fait, de nombreuses communautés locales dépendent encore de la chasse et de l’exploitation forestière pour subsister.
Certes, ces pratiques répondent à des besoins économiques réels. Toutefois, sans alternatives durables, elles maintiennent une pression constante sur l’écosystème. Par conséquent, le saola subit indirectement les effets de cette dépendance aux ressources naturelles.
En définitive, l’ensemble de ces facteurs — braconnage, déforestation et pression démographique — se combinent et renforcent la vulnérabilité de la « licorne asiatique ». Dès lors, seule une action coordonnée et durable pourra inverser cette tendance.
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